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SETO - Travel News du 6 Mai 2025
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SETO Travel News

SETO - Travel News du 6 Mai 2025

Bonjour ! Que retenir de ces derniers jours...

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La lettre du Syndicat des Entreprises du Tour Operating

Bonjour !
Que retenir de ces derniers jours...

➔ Setosphère : le résultat d'un véritable engagement dans la décarbonation

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Un ensemble d’acteurs a décidé de s’engager concrètement dans un plan de décarbonation, en se mobilisant autour de la création d’un programme d’évitement élaboré par EcoAct, filiale du grand groupe Schneider.
Cette action de mutualisation illustre parfaitement l’esprit du Seto, qui privilégie l’efficacité à la communication tous azimuts.
C’est pourquoi plusieurs membres du Seto s’inscrivent dans cette démarche de bon sens, mesurable, et aux bénéfices économiques et sociaux incontestables.
Allez savoir pourquoi, cette initiative a suscité des réactions de dénigrement de la part de certains, qui auraient sans doute préféré être à l’origine d’un véritable programme d’engagement plutôt que de se contenter d’effets d’annonce…
Décidément, la mutualisation d’acteurs du tourisme dérange — voire gêne — même lorsqu’elle se fait dans un but non lucratif, simplement en respectant un engagement concret que beaucoup devraient suivre, au lieu de se contenter d’en parler.
Celui qui refuse d’agir et de s’exprimer avec justesse finit, bien souvent, par ne rien faire du tout.
Quoi qu’il en soit, cela ne concerne pas ceux qui nous accompagnent dans ce programme. Les témoignages qui suivent en disent long.
René-Marc Chikli
Et à part ça... Israël commence son plan d'évacuation de Gaza. Nommé "Les chars de Gédéon", ce "plan" doit impliquer un nouveau déplacement massif des Palestiniens, aujourd'hui concentrés au nord, vers le sud, dans un espace encore plus petit ● Le chef de la CDU, Friedrich Merz, a échoué ce matin à être désigné chancelier allemand par le Bundestag. Il va devoir se soumettre à un deuxième tour de votes dans les 14 jours ● À Paris, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont lancé un appel à la fuite des cerveaux, en particulier des chercheurs étrangers menacés par les coupes budgétaires de Trump : "Venez en Europe, nous veillerons à ce qu'il y ait le bon financement pour que la science reste ouverte et libre" ● Le président syrien, Ahmed al-Charaa, au pouvoir depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre, sera reçu demain à Paris par Emmanuel Macron pour sa première visite en Europe...
 

➔ Au Kenya, EcoAct et le Seto améliorent l'accès à une cuisson moins carbonée

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EcoAct, expert en stratégie climatique et en développement de projets de contribution carbone, a proposé au Seto - via Setosphère - un nouveau programme de foyers de cuisson améliorés, baptisé Jiko Sawa, au Kenya. Ce projet permet de réduire considérablement les émissions de CO2 tout en améliorant concrètement le quotidien de milliers de familles. Jiko Sawa est un programme propre à Setosphère, dont il est l'unique investisseur. Cela permet au Seto d'assurer un meilleur suivi et un contrôle rigoureux de la qualité des actions menées, tout en évaluant précisément leur impact. Dans les semaines à venir, tous les adhérents du Seto seront à nouveau sollicités pour participer à la campagne de dons 2025 (lire ci-dessous les témoignages des donateurs du Seto).
 
Un enjeu de santé publique et de climat mondial
 
Le constat est alarmant : plus de 2,3 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des solutions de cuisson propre. En Afrique sub-saharienne, cela concerne près de 990 millions d’habitants, dont 70 % continuent d’utiliser du bois sur des feux ouverts, provoquant une pollution de l’air intérieur responsable de 3,2 millions de morts chaque année selon l’OMS, dont près de 240.000 enfants. Le Sommet sur la cuisson propre en Afrique, tenu à Paris en mai 2024, a envoyé un signal fort : il est urgent d’agir. La transition vers des solutions durables comme les foyers de cuisson améliorés permettrait d’éviter jusqu’à 900 millions de tonnes de CO2 par an.
Développé sur 15 ans, le programme Jiko Sawa ambitionne de distribuer 25.000 foyers de cuisson à haut rendement, réduisant jusqu’à 60 % la consommation de bois. Les résultats attendus sont significatifs : avec 1,25 million de tonnes de CO2 évitées sur la durée du projet, ces équipements permettront aussi de limiter la déforestation, préserver la biodiversité et offrir aux ménages kenyans une alternative moins polluante et plus efficace.
 
Un impact durable pour les communautés locales
 
L’impact social du projet est tout aussi important. En Afrique de l’Est, 88,5 % des personnes chargées de la collecte du bois sont des femmes et des filles, une tâche chronophage et pénible. Avec les foyers améliorés, elles pourront économiser jusqu’à 14 heures par semaine, un temps réinvesti dans l’éducation ou des activités économiques. En parallèle, le projet prévoit la création de 15 emplois à temps plein et 60 emplois à temps partiel, contribuant ainsi au développement local.
Fondé sur une expertise technique et stratégique, EcoAct accompagne entreprises et collectivités dans la mise en œuvre de solutions climat. Avec plus de 70 millions de tonnes de CO2 compensées depuis 2008, l’organisation est un acteur de référence dans le domaine de la contribution carbone volontaire. En s’alignant sur les standards internationaux (Gold Standard, VCS, Plan Vivo…) et les principes de l’ICROA, EcoAct garantit la qualité, la transparence et l’impact durable de ses projets.
Dans un contexte où l’urgence climatique s’accélère et où les financements se font parfois attendre, des projets comme Jiko Sawa démontrent qu’il est possible de conjuguer transition environnementale, amélioration des conditions de vie, et rigueur financière. Plus qu’un simple projet de compensation carbone, c’est un véritable levier de transformation pour les communautés locales… et pour la planète.
 

➔ Programme Jiko Sawa de Setosphère : pourquoi les TO contribuent...

Nous avons sollicité quelques adhérents du Seto qui ont contribué au programme Jiko Sawa de Setosphère afin qu'ils nous livrent leur témoignage.
 
Muriel Faure (Tirawa) : la force d'une expertise externe et d'un engagement collectif

Tirawa est un petit tour-opérateur, mais nous existons depuis plus de 25 ans. Nous sommes spécialisés dans le voyage d'aventure haut de gamme. Structurellement, nous sommes profondément attachés à la qualité et à l’exigence, que ce soit envers nous-mêmes, nos clients ou nos guides.
  
Depuis notre création, nous menons une démarche de responsabilité sociale et environnementale. Cela se traduit concrètement par la vérification systématique des rémunérations de nos guides, la sélection exclusive de compagnies aériennes régulières (jamais de low-cost), ainsi qu'une attention particulière portée à des détails qui n'en sont pas, en particulier le soutien aux familles de nos équipes locales en cas de besoin. Cet état d'esprit responsable, reconnu par nos clients, nous permet de bénéficier d’une fidélité importante.
 
Face au défi climatique : agir collectivement
 
Depuis plusieurs années, nous réfléchissons aux questions d’absorption et de compensation carbone. Ce sont des sujets complexes, et pour être honnête, nous manquons de temps et d’expertise pour nous y consacrer pleinement. Nous avions cependant toujours affirmé que, le jour où le Seto mènerait une action collective, nous y participerions sans hésitation. 
Lorsque l’idée de créer un fonds de dotation pour financer un projet d’absorption carbone a émergé, il était évident pour nous de nous impliquer immédiatement. Nous avons aussi encouragé nos collègues à adhérer. Grâce à l'expérience des pionniers du secteur, comme Voyageurs du Monde, ce fonds est aujourd'hui structuré, et nous pouvons enfin contribuer de manière professionnelle à un projet ambitieux pour avancer vers l'objectif de neutralité carbone.
 
Un impact réel sur le terrain
 
Ce projet est simple à comprendre, pour nos collaborateurs comme pour nos clients. Dans de nombreux villages, au Kenya ou ailleurs, les habitants s'asphyxient encore dans des pièces remplies de suie. Ce programme leur permettra de mieux respirer, d’économiser du temps et des ressources, et contribuera également à l’éducation, notamment des femmes et des enfants. Même sans être des spécialistes, nous savons que nous apportons ainsi une aide concrète, là où nous travaillons. 
Si nous devions nous adresser à ceux qui hésitent encore au sein du Seto, nous leur dirions qu’il n'est plus possible d'ignorer ces enjeux. Notamment aux petits opérateurs comme nous : que l'on finance ces actions sur notre marge ou en adaptant nos tarifs, l’important est de s’engager. Ce projet est pragmatique, concret et simple à expliquer.
 
Construire l'avenir ensemble
 
Les enjeux climatiques sont devenus si importants que nous avons le devoir d'agir, tant envers nos clients que nos partenaires. Ce type d'initiative est indispensable pour continuer à évoluer dans un monde en mutation rapide, souvent hors de notre contrôle.
Enfin, ce programme renforce la solidarité entre tour-opérateurs. Il nous rassemble autour d'une action durable, bénéfique pour les populations avec lesquelles nous travaillons. Cet engagement collectif s’inscrit pleinement dans les politiques environnementales françaises et européennes. Contrairement à tant d'initiatives qui restent des discours, ici, ensemble, nous passons à l'action.
 
- Alexandre Zurcher (Vintage Rides) : agir pour l’environnement relève de notre responsabilité sociale

Mettre en place des actions en faveur de l’environnement est aujourd’hui indispensable ; cela relève de notre responsabilité sociale. Nous devons reconnaître que notre activité est polluante, et que pour continuer d'exister, nous devons protéger la planète. Cela peut sembler évident, presque banal, mais c’est une réalité fondamentale. 
D’une manière ou d’une autre, il est devenu indispensable de mesurer notre impact et de connaître notre empreinte carbone — c’est vraiment le minimum. Ensuite, selon nos moyens économiques et nos convictions, il faut agir. Peu importe l’ampleur des actions engagées : l’essentiel est de commencer quelque part, même sans en faire de communication. C’est notre conviction profonde : chacun devrait calculer son impact et s’engager dans une démarche concrète.
 
Setosphère : une initiative collective pragmatique
 
C’est pour cette raison que nous trouvons l’initiative Setosphère remarquable. Ce programme est très pragmatique : en nous regroupant, nous pouvons accéder à des crédits carbone à meilleur prix et financer des projets de grande qualité. Grâce au programme Jiko Sawa, le coût de la compensation reste raisonnable, autour de 10 € la tonne — un résultat rendu possible uniquement grâce à l’union des acteurs du Seto et au partenariat avec EcoAct. 
Sans cette approche collective, chacun d'entre nous devrait chercher, évaluer et contractualiser des projets de manière individuelle, un processus extrêmement chronophage. Avec Setosphère, tout est mutualisé et piloté, ce qui représente un gain de temps précieux et un argument fort en faveur du programme.
 
Un projet aux effets concrets et positifs

Nous savons qu’il est devenu complexe de prendre position sur les sujets écologiques sans s’exposer à des accusations de greenwashing, surtout dans le secteur du tourisme. C’est pourquoi il est indispensable de commencer par un calcul rigoureux de son impact avant toute action. Setosphère propose des outils simples et fiables pour nous accompagner dans cette étape clé.
Grâce à EcoAct, un organisme reconnu, nous soutenons un projet qui évite la déforestation, permettant aux forêts existantes de continuer à capter du CO2. Ce programme a également des effets positifs directs sur les populations locales : les foyers améliorés réduisent les risques de maladies respiratoires et le besoin d’aller chercher du bois, libérant du temps pour d’autres activités, notamment l’éducation. 
C’est pour toutes ces raisons que nous trouvons cette initiative essentielle, et que nous y participons pleinement. Parce qu’aujourd'hui, agir concrètement est un devoir que nous ne pouvons plus repousser.
 
- Jonathan Lament (Syltours) : une histoire plus tangible que des programmes de reforestation

Mon père a fondé Syltours il y a une quarantaine d'années, et depuis toujours, nous avons intégré une dimension durable à nos voyages. Aujourd’hui, la question du carbone est devenue un véritable enjeu pour notre activité. C’est donc tout naturellement que, dès la création de Setosphère il y a trois ans, nous avons adhéré au projet. La Terre est notre espace de travail ; il est essentiel d’en prendre soin. 
Avec l’entrée de Setosphère dans une seconde phase, notamment via le programme des fours améliorés au Kenya, notre engagement est devenu beaucoup plus concret. C’est d'ailleurs bien plus tangible que des programmes de reforestation, parfois difficiles à évaluer. Nous avons donc choisi de participer dès le lancement.
 
De la transparence pour nos clients
 
À l'époque, lorsque nos clients nous demandaient si nous agissions pour l’environnement, nous évoquions des projets de reforestation, mais sans pouvoir leur fournir d’informations précises. Aujourd'hui, grâce au programme porté par EcoAct, nous savons exactement où va notre contribution et comment elle est utilisée. Ce nouveau projet des foyers de cuisson est à la fois pertinent pour l’environnement et bénéfique pour les populations locales, notamment pour les femmes qui gagneront un temps précieux. 
Aujourd'hui, cet engagement nous apporte bien plus qu’une satisfaction personnelle. Le sujet est devenu central pour nos clients, en majorité des comités d'entreprise. Tous les grands groupes avec lesquels nous travaillons affichent désormais leur politique RSE. Pour répondre aux appels d'offres publics, il est même obligatoire d’avoir une démarche structurée. Cette action est donc un vrai atout pour notre image et notre développement.
Au-delà de notre communication externe, ce programme a aussi des effets très positifs en interne. Il donne du sens à notre travail et renforce la fierté d’appartenance à l’entreprise.
 
Le choix de la mutualisation
 
Pourquoi avons-nous choisi Setosphère ? Très honnêtement, pour des raisons de pragmatisme : trouver un projet de qualité demande beaucoup de temps et de ressources. Grâce à la mutualisation, nous accédons à des initiatives d’une ampleur que nous ne pourrions soutenir seuls. Aujourd'hui, en étant une quinzaine ou une vingtaine de structures, nous construisons un projet solide, inscrit dans la durée, et rigoureusement suivi.
Enfin, ce programme a créé une dynamique inattendue : il favorise l’échange entre confrères. Même si nous sommes concurrents, travailler ensemble sur des projets qui dépassent nos intérêts individuels est extrêmement enrichissant. C’est une très belle dynamique, et nous sommes fiers d’y contribuer.
 
- Emmanuel Gacogne (CroisiEurope) : un engagement naturel pour l'environnement

CroisiEurope, spécialiste européen de la croisière fluviale, a toujours été sensible aux causes environnementales et sociales. Notre modèle de slow tourisme met l’accent sur la rencontre authentique avec les populations locales des pays où nos bateaux font escale. 
Lorsque Setosphère nous a sollicités pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés autochtones via le programme Jiko Sawa, nous avons immédiatement reconnu des valeurs communes. L’Agence Internationale de l’Énergie estime que plus de 2 milliards de personnes utilisent encore des modes de cuisson polluants.
 
Le programme Jiko Sawa : un impact réel et mesurable
 
EcoAct, par son programme Jiko Sawa au Kenya, a démontré l’efficacité des foyers de cuisson améliorés pour réduire la consommation de bois, limiter la déforestation et améliorer la santé des communautés. En collaboration avec Climate Pal, EcoAct prouve qu’il est possible d’allier développement durable et amélioration des conditions de vie. 
Le programme Jiko Sawa génère de nombreux bénéfices : création d’emplois locaux, autonomisation des femmes grâce au gain de temps, amélioration de la santé par la réduction de la pollution de l'air intérieur, et implication directe de nos clients dans une démarche de changement positif. 
Au-delà de notre propre engagement, nous souhaitons aujourd’hui impliquer nos clients en leur offrant l’opportunité de participer activement à un tourisme plus responsable, en lien avec nos valeurs et notre vision d’un développement durable réellement incarné.
 
- Sophie Baillot (Un Océan de Croisières) : une démarche RSE n’est plus une option

Aujourd’hui, tout ce qui concerne la protection de l’environnement au sein d’une démarche RSE n’est plus une option facultative. C’est l’obligation de tous et le devoir de chacun. Il était donc naturel pour nous de contribuer à cette préservation dans le cadre de notre activité de tour-opérateur, d’autant plus que nous sommes spécialisés dans l’univers des croisières. 
Certes, les compagnies maritimes ont depuis longtemps entrepris de grands travaux en matière d’environnement. Mais la question m’est aussi posée directement en tant que cheffe d’entreprise.
Ma responsabilité étant engagée, le fait d’adhérer au Seto m’a permis de partager des réflexions sur ces enjeux et d’agir avec confiance, en suivant un projet structurant.
 
Un engagement crédible auprès de nos clients et partenaires
 
Setosphère est l’illustration d’une action collective sérieuse, à travers la mise en place du programme Jiko Sawa. C’est une démarche encadrée, qui repose sur une traçabilité rigoureuse et répond à de nombreux critères de certification environnementale. 
Soutenir ce mouvement, piloté de manière professionnelle, est pour nous un gage de sérieux. Cela renforce l’engagement d'Un Océan de Croisières vis-à-vis de ses clients et de ses partenaires, en inscrivant notre action dans une dynamique responsable et concrète.
 
- Olivier Kervella (NG Travel) : le premier projet aussi concret du secteur !

Je trouve que c’est vraiment un super projet, parce qu’il montre que les tour-opérateurs français commencent à se mobiliser concrètement pour agir en faveur de l’environnement. On ne parle pas juste de belles paroles ou de promesses vagues : ici, il y a une véritable volonté de limiter les émissions de gaz à effet de serre à travers une action précise et mesurable. C’est la première fois, à ma connaissance, qu’on voit quelque chose d’aussi concret dans le secteur. 
Ce qu’on a tout de suite aimé dans ce projet, c’est justement son côté tangible. Il ne s’agit pas simplement d’acheter des crédits carbones sans trop savoir ce qu’il y a derrière. Là, le projet est clairement défini, il est audité par une entreprise très sérieuse et réputée, ce qui garantit la transparence et l’efficacité des actions menées. Et ce n’est pas une initiative isolée : elle regroupe une douzaine de tour-opérateurs membres du SETO (le Syndicat des Entreprises du Tour Operating), ce qui donne une vraie dimension collective à l’engagement. 
De notre côté, chez NG Travel, on avait déjà mis en place notre propre programme environnemental. Mais on a décidé d’y renoncer pour rejoindre ce nouveau projet commun, parce qu’on le trouve plus solide, mieux structuré et plus impactant. C’est aussi, selon nous, une manière d’unir nos forces et de faire avancer les choses ensemble plutôt que chacun dans son coin.
 
Jiko Sawa : un projet local, certifié, aux effets multiples
 
C’est un peu technique, mais l’idée est simple : au lieu d’utiliser des foyers ouverts très gourmands en bois, ces fours permettent de cuisiner de manière bien plus efficace, en consommant beaucoup moins de combustible.
Ça se passe au Kenya, dans des zones où la population utilise encore majoritairement le bois pour faire cuire les aliments. Et le projet s’appelle Jiko Sawa.
Ce qui est important à souligner, c’est que Jiko Sawa est certifié par EcoAct, une organisation spécialisée dans les projets de compensation carbone. On sait donc que les réductions d’émissions sont réelles, mesurées, et qu’il y a un vrai suivi derrière.
Les impacts sont multiples : on réduit la déforestation locale, on améliore la qualité de l’air dans les habitations (ce qui a un effet direct sur la santé), et bien sûr, on diminue les émissions de CO2. C’est donc bénéfique à la fois pour les habitants, pour l’environnement local et pour le climat en général. 
Et en plus, c’est un projet qui se déroule dans une destination que les Français apprécient particulièrement. Le Kenya attire de plus en plus de voyageurs, et je trouve que c’est encore plus pertinent de mener des actions environnementales dans des pays avec lesquels on a un lien touristique fort.
En résumé, je pense que c’est une très belle initiative, portée collectivement par les acteurs du tourisme français. C’est une façon intelligente et responsable de compenser une partie de notre impact, tout en contribuant à des projets utiles sur le terrain.
 
- Emmanuel Foiry (Travel Lab) : un projet que nos équipes peuvent aussi s'approprier !

J’ai trouvé ça vraiment intéressant d’avoir un projet concret, bien ancré chez nous, un vrai projet franco-français, rattaché à notre syndicat, le Seto. Ce n’est pas un programme parachuté de l’extérieur, c’est un projet qui nous appartient, conçu pour nous, par nous, et entièrement financé par le syndicat. Et ça change tout. On peut se l’approprier pleinement. Il est accessible à tous, y compris aux équipes, qui peuvent même aller visiter la région et le village où sont fabriqués les fameux fours. C’est une manière très concrète d’entrer dans une démarche durable.
 
Un impact double : environnemental et social
 
Sur le plan technique, c’est ce qu’on appelle un projet d’évitement : l’idée est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ici grâce à la production de fours améliorés. Mais ce n’est pas seulement bon pour la planète, c’est aussi utile pour les populations locales. C’est ce double impact qui me parle : à la fois environnemental et social. 
Et je ne parle pas ici en tant que vice-président du Seto, mais simplement comme membre. Je trouve que c’est une initiative vraiment porteuse. Sans aller jusqu’à dire que c’est une idée brillante — restons modestes —, c’est en tout cas une très bonne idée. Elle a du sens, elle rassemble, et elle donne envie de s’impliquer. Pour les entreprises comme pour les collaborateurs, c’est bien plus motivant d’adhérer à un projet de développement durable qui vient de notre propre syndicat. C’est original, concret, traçable, mesurable. On peut en suivre les résultats, sur le long terme. Ce n’est pas juste de la théorie.
 
Une démarche sincère, loin du greenwashing
 
Et ce que j’aime aussi, c’est qu’on n’est pas dans une logique de communication à tout prix. On voit bien qu’aujourd’hui, dès qu’on communique sur ces sujets, on peut être taxé de greenwashing. Là, l’objectif n’est pas de faire du bruit, mais de faire les choses bien, pour de vrai. Et parce que ce projet vient du Seto, on y croit davantage, on s’y engage plus naturellement. 
Franchement, c’est une belle réussite. René-Marc, Hervé, Alain Capestan et toutes les équipes de Voyageurs du Monde, ont effectué un travail remarquable. Ils sont experts en tourisme durable, et ça se voit. Je suis sincèrement ravi de pouvoir contribuer à cette dynamique.
 
- Emilie Dumont (Misterfly) : chacun peut s'engager à la hauteur de ses moyens !

Qu'une organisation professionnelle comme le Seto, qui regroupe un grand nombre d’acteurs, prenne l’initiative de mettre en place ce type de projet, est une excellente chose. C’est très compliqué à organiser, déjà en soi, mais à l’échelle individuelle, pour chacun d’entre nous — sauf pour les très grands acteurs — c’est quasiment impossible de porter ce genre d’effort. Il faut quelqu’un pour fédérer, pour impulser une dynamique, et pour structurer des projets qui bénéficient à l’ensemble de l’industrie. 
C’est pour cela que je trouve que cette initiative est non seulement bienvenue, mais aussi extrêmement précieuse. Nous sommes ravis de pouvoir y contribuer, même modestement. Mettre un pied, aussi petit soit-il, dans une démarche collective, c’est déjà participer à faire avancer les choses. Ce type d’initiative permet à notre secteur de commencer à prendre conscience de ses enjeux, et surtout, d’encourager chacun – consommateurs comme professionnels – à porter attention à l’impact carbone de notre industrie.
 
Une opportunité ouverte à tous les acteurs, sans exclusion
 
Ce que j’apprécie tout particulièrement, c’est que ce soit une initiative portée par une structure de filière, et pas seulement par une entreprise isolée ou un individu. Cela permet à des PME comme la nôtre de participer. Tout le monde peut contribuer, il n’y a ni seuil minimal, ni critère d’entrée. Chacun peut s’engager à la hauteur de ses moyens, et c’est ce qui est essentiel à mes yeux. Parce que, soyons lucides, tout n’est pas possible pour tout le monde. C’est compliqué. Mais ce qui compte, c’est d’avancer, pas à pas. 
En France, on a parfois tendance à dire : "Oui, mais ce n’est pas suffisant." Et c’est vrai, bien sûr. Objectivement, ce n’est jamais assez. Mais malgré tout, chaque action, aussi modeste soit-elle, compte. C’est l’effet papillon : chaque goutte d’eau, chaque initiative dans le bon sens, contribue à changer les choses. Et c’est précisément cet élan collectif qu’il faut cultiver.
Et à part ça... Le Conclave commence, les dernières négociations secrètes sont en cours entre les 133 cardinaux électeurs avant de se clôturer dans la Chapelle Sixtine pour élire le nouveau Pape ● En Roumanie, le Premier ministre Marcel Ciolacu démissionne après la victoire retentissante du chef de l'opposition d'extrême droite George Simion au premier tour de l'élection présidentielle. Nicusor Dan, le maire de Bucarest, est le dernier espoir pro-européen. Mais il doit récupérer 20 points ● Grève SNCF : "environ 90 % des trains vont rouler" durant le pont du 8 mai, indique Jean-Pierre Farandou. "On pense qu'on aura un train pour ramener tout le monde dimanche", a-t-il également assuré ● Au Portugal, il y aura une grève nationale des chemins de fer du 7 au 14 mai...
 

➔ Afidium rejoint la communauté du Seto

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Un nouveau membre partenaire rejoint le Seto, déjà bien connu de la plupart des adhérents. Fondée en 2005, Afidium est une entreprise spécialisée dans le développement de solutions logicielles dédiées aux acteurs de l’industrie du voyage. Depuis près de vingt ans, elle accompagne les tour-opérateurs avec des outils agiles, conçus pour s’adapter aux besoins des structures disposant de ressources techniques limitées. Parmi ses solutions phares figurent notamment un dispositif d’optimisation des dossiers de réservation, fondé sur un modèle de partage des gains, ainsi qu’une solution de surveillance tarifaire à la fois simple, réactive et rapidement déployable. Afidium s’est également distinguée par la création d’un outil innovant de calcul de l’empreinte carbone, permettant une évaluation anticipée de l’impact environnemental d’un voyage, avant même la réservation. Par son adhésion au Seto, Afidium souhaite renforcer sa visibilité, partager son expertise technologique et s’engager activement dans les dynamiques collectives du secteur. Elle sera présente au prochain Forum du Seto à Deauville, l’occasion pour Patrick Rajaud, directeur de l’entreprise, de rencontrer les membres, de présenter ses solutions, et de prendre part aux réflexions communes autour de l’innovation.
En lire davantage sur le site d'Afidium
Et à part ça... L'administration Trump offre 1.000 dollars et un billet d'avion aux immigrés qui s'auto-expulsent ● Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a ordonné à la direction du Pentagone de réduire d'au moins 20% le nombre de généraux et d'amiraux quatre étoiles dans l'ensemble de l'armée ● La Maison Blanche a déclaré hier soir qu'aucune décision finale n'avait été prise concernant l'imposition de droits de douane sur les films étrangers, juste un jour après que Donald Trump a déclaré un droit de douane de 100% sur tous les films produits en dehors des États-Unis ● À cause des tarifs douaniers de Trump, une pénurie de biens de consommation, de pièces détachées et de médicaments semble déjà inévitable aux États-Unis. "Nous prévoyons que le chiffre d'affaires des conteneurs la semaine prochaine sera inférieur de 35% à celui de la même semaine l'année dernière", a prévenu Gene Seroka, directeur du port de Los Angeles...
 

➔ Eurowings se lance à son tour dans les voyages à forfait

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Après avoir traversé les turbulences de la pandémie, la compagnie Eurowings s’est transformée en acteur majeur du tourisme. Son PDG, Jens Bischof, explique que la crise a été l’opportunité de repositionner la marque, désormais centrée sur les voyages de loisirs. Résultat : des années 2023 et 2024 record. Fort de ce succès, Eurowings franchit une nouvelle étape en lançant sa propre offre de séjours via Eurowings Holidays, active depuis avril 2025. L’idée : ne plus rediriger les clients vers des plateformes tierces comme Booking.com après la réservation de leur vol, mais leur proposer un forfait vacances complet, en interne. "Pourquoi ne pas exploiter notre base de plus de 20 millions de clients ?", interroge Jens Bischof. La stratégie est simple : proposer des formules flexibles et compétitives, avec des acomptes faibles (50 € par personne), des modifications gratuites et des annulations à prix réduits jusqu’à deux semaines avant le départ. Une flexibilité rare dans le secteur, selon Jens Bischof, qui espère ainsi séduire une part significative de sa clientèle directe. Avec ce modèle intégré, Eurowings entend bien s’affranchir des intermédiaires et renforcer sa position face aux géants du low-cost. Le virage vers un tourisme repensé serait-il lancé ?
En lire davantage sur le site de TravelBook
Et à part ça... En Grande-Bretagne, un incendie de forêt a détruit environ 5.000 hectares de landes dans le magnifique parc national du Dartmoor, dans le centre du Devon ● Dix personnes sont mortes et 70 autres ont été blessées dans un accident de bateau sur la rivière Wujiang, dans la province du Guizhou en Chine. De fortes pluies et une tempête soudaine ont fait chavirer quatre bateaux d'excursion, faisant tomber les passagers à l'eau ● Le gouvernement américain est en pourparlers avec le Rwanda pour accepter les expulsés américains ● En Utah, le Grand Lac Salé s'assèche, ce qui pourrait devenir un désastre de santé publique ● Le Pakistan a accusé l'Inde d'avoir interrompu près de 90% de l'écoulement de l'eau à travers la frontière par la rivière Chenab, ajoutant aux tensions entre les deux pays ● Le milliardaire Mukesh Ambani secoue le marché indien des boissons gazeuses avec un Campa Cola à 12 cents, défiant ainsi la domination de Coca-Cola et de Pepsi depuis des décennies...
 

➔ Des vacances plus longues, plus chères… et plus vertes ?

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Malgré une légère baisse des intentions de voyage, le marché européen du tourisme reste solide. Selon la Commission européenne du tourisme (ETC), pour le printemps et l’été 2025, les Européens prévoient des séjours plus longs et des budgets plus élevés. Près d’un tiers des voyageurs souhaitent dépenser entre 1.500 et 2.500 euros par personne, et 17% projettent même un budget supérieur. L’hébergement reste le principal poste de dépense, suivi par la gastronomie et les activités. Les destinations classiques du Sud comme l’Espagne ou la Grèce, bien qu'encore populaires, perdent du terrain au profit de pays moins fréquentés comme l’Albanie, la Bulgarie ou la Bosnie-Herzégovine. 35% des touristes cherchent des lieux moins touristiques, et 13% choisissent des itinéraires hors des sentiers battus, avec des séjours souvent plus longs et des dépenses plus importantes. Le changement climatique influence fortement les choix de voyage : 81% des Européens en tiennent compte, privilégiant des zones climatiques plus douces et évitant les extrêmes. Cette évolution ouvre des opportunités pour les destinations du Nord ou d’altitude. Enfin, les comportements varient selon l’âge : les jeunes (18-24 ans) investissent dans le luxe et le shopping, tandis que les seniors (plus de 55 ans) privilégient confort, hébergement et restauration.
En lire davantage sur le site ReiseVor9
Et à part ça... Trump a demandé à la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, de laisser entrer les troupes américaines dans le pays pour aider à lutter contre les cartels de la drogue. Elle a rejeté l'idée ● Lors d’un point presse hier, le président des États-Unis a estimé que la photo de lui en pape n’était pas offensante pour les catholiques, et même que ces derniers "l'adoraient" ● Les finances du Vatican ne cessent de se dégrader. Malgré un vaste patrimoine immobilier, le budget du Saint-Siège affiche un déficit structurel de 50 à 70 millions d’euros par an ● La papamobile utilisée par le pape François sera convertie en une unité de santé mobile pour les enfants déplacés à Gaza, en réponse aux instructions qu'il avait données avant sa mort le mois dernier ● Prix Pulitzer 2025 : Le New York Times bat tout le monde et remporte quatre prix, le New Yorker trois...
 

Drôle d'époque...

Courrier International a traduit l’entretien accordé par Donald Trump à Jeffrey Goldberg, le rédacteur en chef de The Atlantic, en présence d'autres journalistes. Le début est prometteur. Nous vous en livrons juste un extrait. Assez révélateur.
Donald Trump : Vous vous souvenez de comment c’était ici avant mon arrivée, Jeffrey ? Voilà notre nouveau Bureau ovale – les gens l’adorent. Toutes ces peintures étaient dans les chambres fortes. On a des chambres fortes, en bas. Il y a quelque chose comme 4.000 tableaux, et j’en ai choisi quelques-uns représentant nos plus grands présidents.
Jeffrey Goldberg : Ça change vraiment beaucoup.
Donald Trump : Maintenant, le bureau ressemble à ce à quoi il est censé ressembler. Avant, ils ne s’en occupaient pas. Ils n’y mettaient pas de soin particulier.
Ashley Parker : Vous servez-vous de vos deniers personnels pour décorer le Bureau ovale ?
Donald Trump : Oui, c’est de ma poche. Vous voyez là-haut ? Tout ça, ça vient de Mar-a-Lago.
Ashley Parker : C’est vrai ?
Donald Trump : Oui.
Jeffrey Goldberg : Attendez, les dorures… ?
Donald Trump : Oui, les dorures. Tout ça, c’est de l’or 24 carats, parce qu’ils n’ont jamais inventé de peinture qui ait le même rendu que l’or. Ils n’ont jamais trouvé.
Michael Scherer : La rumeur selon laquelle vous allez refaire le plafond est-elle fondée ?
Donald Trump : Oui, je vais le faire refaire. Toute la question, c’est de savoir si je dois mettre un lustre. Un beau lustre en cristal, quelque chose de très cossu. Ça rendrait bien, ici. Ça manque presque, mais bon, je ne suis pas sûr… En ce moment, on est surtout concentrés sur la Chine et la Russie.
Trump est au pouvoir depuis 100 jours seulement, pourtant, on a le sentiment que ça fait des lustres…
 

Merci et au mois prochain !

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