Bonjour ! Que retenir dans l'actualité de ces derniers jours...
L'édito de Patrice Caradec
➔ Le tourisme, l'industrie qui ne meurt jamais
Il y a des secteurs qui plient sous les crises. Le tourisme, lui, s'effondre et se relève. Toujours. Avec une obstination qui force le respect et, pour qui prend la peine d'y réfléchir, une véritable leçon d'économie comportementale. Les coups, ces 25 dernières années, ont pourtant été rudes. Le 11-Septembre a figé les aéroports du monde entier. La crise financière de 2008 a vidé les hôtels. Les attentats de 2015 ont plombé Paris, capitale mondiale du tourisme, en quelques nuits. Et puis il y a eu la pandémie, un arrêt cardiaque planétaire, sans précédent dans l'histoire moderne du voyage. Des compagnies aériennes à genoux, des hôtels cadenassés, des agences réduites à l'attente et à la survie... On a parfois murmuré que le secteur ne s'en remettrait pas, que les comportements allaient changer pour de bon, que le monde d'après serait sédentaire. La réalité a raconté une tout autre histoire : le "monde d'après" a rapidement retrouvé le chemin des records de fréquentation. Car ce que les analystes oublient parfois, c’est que le voyage n’est pas un luxe accessoire pour les Français : c’est un droit fondamental, presque une fierté nationale. Partir, que ce soit vers les Cyclades ou la Bretagne, vers Bangkok ou l'Espagne, reste l'un des rares moments où le temps appartient vraiment à soi. Dans un quotidien saturé d'urgences et de notifications, les vacances constituent un espace sanctuarisé que les Français défendent avec détermination. Les ménages arbitrent souvent leurs dépenses pour maintenir, autant que possible, ce rendez-vous annuel avec eux-mêmes, leur famille et l'ailleurs. C’est cette demande structurellement indestructible qui donne aux acteurs du tourisme leur extraordinaire capacité à rebondir. Les professionnels du secteur le savent, eux qui ont appris à naviguer dans l’adversité, à diversifier leurs offres, à digitaliser leurs services, à anticiper des clientèles nouvelles. La crise n’est pas seulement une épreuve, elle est souvent l’accélérateur d’une transformation que le confort des bonnes années aurait repoussée. Alors oui, les défis demeurent : coûts de l'énergie, tensions géopolitiques, impératifs environnementaux... Le secteur n'est pas à l'abri d'un prochain séisme. Mais il porte en lui un avantage concurrentiel unique : l'être humain a besoin de voyager. Pas comme il a besoin d'un écran ou d'une application. Comme il a besoin d'horizon. Et ça, aucune crise ne peut l’abolir. Bel été et bonnes vacances à toutes et tous.
Et à part ça... SAS va acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars. Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire de la compagnie scandinave d'ici la fin de l'année ● L'an passé, selon une étude d’UBS, près d'un million de personnes dans le monde, soit l'équivalent de 2.600 personnes "par jour" en moyenne, ont vu la valeur de leur patrimoine atteindre la barre du million de dollars, entre leurs actifs financiers et immobiliers ● Donald Trump a engrangé environ 2 milliards de dollars de revenus depuis son retour à la Maison blanche, provenant pour une bonne partie de ses activités dans les cryptomonnaies en 2025 ● Donald Trump a qualifié mardi de "grande victoire" la décision de la Cour suprême américaine validant l'exclusion par certains Etats de sportives transgenres des compétitions féminines scolaires ou universitaires…
➔ IFTM invite les adhérents du Seto à préparer leur visite au salon
Partenaire du Seto, IFTM multiplie les prises de parole à destination des adhérents du syndicat afin de les inciter à participer à l'édition 2026, organisée du 15 au 17 septembre à Paris Expo Porte de Versailles. Le salon met en avant les nombreux temps forts de cette édition : rencontres avec les professionnels du secteur, opportunités de développement de nouveaux partenariats, conférences, ateliers et découverte des dernières innovations technologiques qui transforment l'industrie du tourisme. Le tourisme durable figure également parmi les thèmes mis en avant. Au fil de l'été, les messages adressés aux membres du Seto rappelleront l'intérêt de préparer dès à présent leur venue et de réserver leur badge d'accès. Les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel d'IFTM. L'équipe du Seto sera présente sur le salon pour accueillir ses adhérents et échanger avec eux. À un peu plus de deux mois de son ouverture, IFTM poursuit ainsi sa campagne de mobilisation auprès des réseaux professionnels partenaires afin de favoriser la participation de leurs membres.
À la tête d'IFTM Top Résa, Marie Allantaz poursuit le développement du premier rendez-vous du tourisme en France. Pour le Seto, elle revient sur un partenariat historique et rappelle combien les tour-opérateurs demeurent au cœur du salon. - IFTM et le Seto sont partenaires depuis de nombreuses années. Que représente cette alliance et que faut-il attendre de la prochaine édition d'IFTM ? IFTM et le Seto, c'est effectivement une histoire de longue date. Nous sommes partenaires depuis de nombreuses années et le Village des Tour-opérateurs est un rendez-vous qui fonctionne très bien. Pour nous, il est essentiel que les tour-opérateurs soient présents sur le salon. Ils sont des acteurs incontournables du marché français. Les destinations étrangères viennent les rencontrer pour construire leurs offres, tandis que les distributeurs viennent découvrir et commercialiser leurs produits. Ils sont véritablement au cœur d'IFTM. Nous proposerons notamment, le mercredi après-midi, une conférence consacrée aux "tops et flops" des destinations. Elle fera naturellement écho aux résultats du baromètre du Seto, présentés quelques jours avant l'ouverture du salon. Comme chaque année, le cocktail du SETO se tiendra le mardi soir, premier jour du salon, et réunira les tour-opérateurs ainsi que leurs partenaires. - Le Village des Tour-opérateurs est donc toujours un élément important du salon ? Bien sûr. Il existe toujours et il est désormais associé au Village des Croisières. Cela étant, tous les tour-opérateurs ne choisissent pas forcément d'y exposer. Certains préfèrent être installés à proximité des destinations qu'ils programment, tandis que d'autres disposent de stands plus importants ou adoptent une stratégie différente. Finalement, les tour-opérateurs sont présents partout sur le salon : au sein du Village des Tour-opérateurs, sur les stands des destinations ou encore dans les allées. On retrouve également de nombreux professionnels qui ne sont pas exposants mais qui visitent le salon. C'est une cible très importante pour nous. - Quels profils de tour-opérateurs retrouve-t-on à l'IFTM ? On distingue essentiellement deux profils. D'un côté, les équipes commerciales, qui viennent principalement rencontrer les distributeurs, les réseaux et les agences de voyages. Ce sont souvent elles que l'on retrouve parmi les exposants. De l'autre, les chefs de produits, qu'ils appartiennent à des entreprises exposantes ou non. Leur objectif est de rencontrer les destinations afin de construire de nouveaux programmes, imaginer de nouvelles expériences et développer les offres qui seront proposées demain aux voyageurs. Ces deux populations contribuent pleinement à faire d'IFTM un véritable lieu d'échanges, de création et de développement pour toute la filière touristique.
Et à part ça... L'Espagne s'apprête à régulariser plus d'un million de migrants sans papiers ● Un incendie a causé d'importants dégâts matériels sur le paquebot fluvial Botticelli de CroisiEurope à Honfleur, France, dans la nuit du 29 juin. Apparemment, personne n'a été blessé. Les 132 passagers et 31 membres d'équipage ont été évacués et logés à l'hôtel ● Un multipropriétaire marseillais ayant détourné les règles imposées pour la location de meublés touristiques de courte durée a été condamné à régler à la Ville de Marseille une amende civile de 100.000 euros, soit le maximum prévu par la loi ● Victor Willis, le fondateur du groupe Village People, notamment connu pour son tube YMCA, est mort à l’âge de 74 ans…
➔ Royaume-Uni : les tour-opérateurs veulent revoir les règles des voyages à forfait
Les tour-opérateurs britanniques réclament une réforme de la réglementation sur les voyages à forfait (Package Travel Regulations - PTR), estimant qu'en cas de problème, elle les oblige trop souvent à prendre en charge des remboursements qui devraient relever des compagnies d'assurance. "Les tour-opérateurs ne devraient pas être les assureurs de dernier recours", a déclaré Julia Lo Bue-Said, directrice générale d'Advantage Travel Partnership, lors d'une réception organisée au Parlement britannique par l'UK Outbound Travel Group. Selon elle, les voyagistes sont régulièrement contraints de rembourser à leurs clients des dépenses qui devraient être couvertes par les assureurs, une situation qui pèse particulièrement sur les petites entreprises. Le groupement, qui représente plus de 1.300 entreprises indépendantes du voyage, principalement des PME, rappelle que le tourisme émetteur génère 84 milliards de livres par an (environ 98 milliards d'euros) pour l'économie britannique, tout en restant insuffisamment reconnu par les pouvoirs publics. Les professionnels demandent notamment que le tourisme émetteur soit considéré comme un secteur à part entière, distinct de l'aérien et du tourisme récepteur. Ils réclament également un soutien renforcé aux PME et une réforme du calendrier scolaire afin de mieux répartir les départs en vacances au cours de l'année et de limiter la flambée des prix pendant les périodes de forte demande. Julia Lo Bue-Said a enfin défendu la valeur ajoutée des agences de voyages face aux plateformes de réservation et à l'intelligence artificielle : "Quand les choses tournent mal, ce sont nos membres qui interviennent, en assurant la protection financière, le rapatriement et un accompagnement qu'aucun algorithme ne peut remplacer." Présente à l'événement, la ministre britannique du Tourisme, Stephanie Peacock, a reconnu les difficultés auxquelles le secteur est confronté et salué sa contribution à l'économie du Royaume-Uni. Ce qui ne l'engage pas à grand-chose.
Et à part ça... La Finlande a débranché son réseau de téléphonie fixe traditionnel après près de 150 ans de fonctionnement, devenant ainsi le dernier pays en date à opérer le virage vers des infrastructures numériques ● BlaBlaCar annonce son arrivée dans 20 nouveaux pays, un déploiement accéléré par l'intelligence artificielle et destiné à capitaliser sur l'intérêt pour le covoiturage sur fond de hausse des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient ● Les infrastructures de transport en Europe, en Amérique du Nord et en Asie centrale doivent s'adapter à des conditions climatiques de plus en plus défavorables, a alerté l'Onu, avertissant que le coût de l'inaction pourrait se révéler supérieur à celui des travaux d'adaptation ● Un variant d'hantavirus a été identifié chez des souris capturées en Terre de Feu. Il est différent de celui du navire de croisière Hondius, qui avait causé trois décès…
➔ Sebastian Ebel confirme le nouvel attrait des clients pour les voyages à forfait
Longtemps perçus comme un produit touristique dépassé, les voyages à forfait retrouvent aujourd'hui de l'attrait, notamment en raison des crises géopolitiques et des perturbations qui affectent les déplacements. C'est le constat dressé par Sebastian Ebel, PDG de TUI, qui estime que ce type de produit offre un niveau de protection devenu particulièrement recherché par les voyageurs. Le dirigeant cite notamment les récentes opérations de rapatriement menées par le groupe. Lors des tensions au Moyen-Orient, TUI a rapatrié en quelques jours près de 10.000 clients, une opération qui lui a coûté 40 millions d'euros. Selon lui, les voyageurs ayant réservé un forfait ont été pris en charge en priorité, bénéficiant d'une couverture et d'une assistance supérieures à celles des clients ayant réservé séparément leur transport ou leur hébergement. Il évoque également le cas de voyageurs bloqués aux Maldives, dont seuls les détenteurs d'un voyage à forfait ont été rapatriés par le voyagiste. Pour Sebastian Ebel, ces événements illustrent la valeur ajoutée des forfaits, qui associent assistance, protection financière et gestion des imprévus. Le PDG de TUI estime toutefois que l'expression "voyage à forfait" souffre d'une image vieillissante, alors que le produit répond aux attentes actuelles des consommateurs. Il prend l'exemple de son fils, qui a choisi de réserver un voyage organisé pour sa lune de miel en Australie et en Nouvelle-Zélande afin d'éviter de passer des heures à comparer les offres en ligne. Selon lui, le produit reste moderne, mais son appellation mériterait d'être repensée. Quelqu'un a une idée ?
Et à part ça... Les océans mondiaux viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé, alors que de nouveaux records de températures pourraient être battus en 2026, sous l'effet combiné d'El Niño et du réchauffement climatique ● Le premier semestre 2026 a été "le plus chaud jamais enregistré" en Espagne, avec une température moyenne 1,6°C au-dessus de la normale ● Le Portugal, relativement épargné par la canicule qui a frappé l'Europe ces deux dernières semaines, attend l'arrivée aujourd'hui d'une nouvelle vague de chaleur, qui touchera notamment le littoral du pays avec une violence "rare", a prévenu l'agence météorologique nationale ● Annulation de réservations, fatigue des salariés, perte de chiffre d'affaires : la canicule a fortement touché les activités de l'hôtellerie-restauration en France, selon un sondage réalisé auprès des professionnels…
➔ Le Fonds allemand de garantie des voyages baisse les cotisations
Le Fonds allemand de garantie des voyages (DRSF), qui protège les clients en cas de faillite d'un voyagiste, réduira à partir du 1er novembre les cotisations demandées aux organisateurs de voyages. Elles passeront de 0,5 à 0,25% du chiffre d'affaires réalisé sur les voyages à forfait. Le niveau de garantie financière exigé des entreprises sera également abaissé, ce qui devrait améliorer leur trésorerie. Selon le DRSF, ces mesures représenteront une économie annuelle de 70 millions d'euros pour le secteur et libéreront ponctuellement 560 millions d'euros de liquidités. Le fonds prévoit également d'adapter le calcul des garanties en tenant davantage compte de la solidité financière des entreprises. Des critères comme le niveau de fonds propres, la rentabilité ou la liquidité devraient permettre aux voyagistes les plus solides de bénéficier d'exigences moins élevées. Ces annonces sont saluées par les principaux acteurs du tourisme allemand, notamment DRV, Dertour et TUI, qui les considèrent comme un premier pas. Tous estiment toutefois que la réforme doit aller plus loin. DRV souhaite de nouvelles baisses des cotisations si la situation financière du fonds continue de s'améliorer. Dertour plaide pour une modernisation de sa gouvernance et la création d'un label valorisant la protection offerte par les voyages à forfait. De son côté, TUI estime que les cotisations pourraient, à terme, être supprimées sans compromettre la sécurité des voyageurs, grâce à une gestion plus dynamique des quelque 1 milliard d'euros d'actifs du fonds. Le DRSF étudie d'ailleurs une nouvelle politique d'investissement, qui pourrait notamment autoriser une part de placements en actions.
Et à part ça... La Chambre basse du Parlement japonais a approuvé un projet de loi controversé qui érige en infraction pénale le fait d'endommager le drapeau national, un texte qui s'inscrit dans la politique conservatrice de la Première ministre Sanae Takaichi ● Le pape Léon XIV a lancé un ultime appel à la Fraternité Saint-Pie X, lui demandant de "renoncer à son projet" de consacrer quatre nouveaux évêques sans l'accord du Vatican, une initiative qui constituerait un schisme avec Rome ● Un homme a été retrouvé mort au Japon après une probable attaque d'ours. Les données gouvernementales montrent une nette augmentation d'attaques mortelles des plantigrades par rapport à l'an dernier ● Plus de 100.000 personnes ont été tuées, tous camps confondus, depuis le début de la guerre civile en Birmanie déclenchée par le coup d'Etat militaire de 2021, a indiqué une organisation spécialisée dans le suivi des conflits armés…
➔ Le trafic aérien mondial recule de nouveau en mai, Iata s'inquiète pour l'été
Après un premier recul en avril, le trafic aérien mondial de passagers a de nouveau diminué en mai. Selon les chiffres publiés par Iata, la demande mesurée en passagers-kilomètres payants (RPK) recule de 2,2% sur un an. L'organisation attribue cette baisse aux perturbations provoquées par la guerre au Moyen-Orient, mais aussi au ralentissement de la demande sur les marchés intérieurs américain et chinois. Les tarifs aériens, toujours élevés en raison du coût du carburant, continuent également de peser sur les réservations. L’association s'inquiète surtout de l'évolution des ventes de billets à l'approche de la haute saison estivale. En mai, les réservations pour des voyages au second semestre ont reculé de 7,4% sur un an, après une baisse de 3,3% en avril. Les vols internationaux sont les plus touchés (-10,2%), tandis que les réservations sur les marchés intérieurs progressent encore de 6%. Le Moyen-Orient, l'Europe et l'Afrique figurent parmi les régions où le repli des ventes est le plus marqué. Pour Willie Walsh, directeur général de Iata, les compagnies aériennes disposent de peu de marges de manœuvre et devraient continuer à répercuter leurs coûts d'exploitation sur les prix des billets, mettant ainsi à l'épreuve la résilience de la demande.
Et à part ça... Après de nombreux retards, l'Inde devrait enfin mettre en service l'an prochain le tronçon inaugural de son train à grande vitesse, première étape de la modernisation d'un réseau à bout de souffle ● L'anniversaire des 250 ans des Etats-Unis va donner lieu à une création artistique inédite imaginée par la France autour de la statue de la Liberté, qui sera diffusée par la chaîne américaine ABC ● Donald Trump effectuera cette semaine son premier vol à bord du nouvel Air Force One, un Boeing 747 offert par le Qatar et qui a suscité des interrogations éthiques et de sécurité ● Un Australien de 45 ans, interpellé à Bangkok, a été inculpé de meurtre avec préméditation après la découverte du corps d'une Thaïlandaise de 17 ans dans une valise…
➔ L'Arabie saoudite enrichit son offre avec un projet dédié à l'astrotourisme
L'Arabie saoudite poursuit le développement de son offre touristique avec un nouveau projet d'envergure consacré à l'astrotourisme. Baptisé Manara, ce futur centre dédié à l'astronomie verra le jour d'ici 2030 dans la région d'Al-Ula. Manara combinera les fonctions d'observatoire, de musée et de centre de recherche. Son architecture spectaculaire, inspirée de télescopes entrelacés, évoquera une immense spirale intégrée au paysage désertique. Le site accueillera un planétarium, des expositions interactives, des installations scientifiques, un restaurant ainsi qu'une terrasse panoramique permettant d'observer le ciel nocturne. Au-delà de sa vocation touristique, Manara abritera un centre de recherche astronomique en activité. Les visiteurs pourront assister au travail des scientifiques, une approche destinée à rendre l'astronomie plus accessible au grand public. Le choix d'Al-Ula s'explique par la qualité exceptionnelle de son ciel. Située entre les réserves naturelles de Gharameel et de Harrat Uwayrid, la région figure parmi les 5% des territoires les plus sombres de la planète. Cette faible pollution lumineuse en fait l'un des meilleurs sites au monde pour l'observation des étoiles et renforce les ambitions de l'Arabie saoudite de devenir une destination de référence pour l'astrotourisme.
Et à part ça... Plus d'une dizaine de personnes sont mortes depuis samedi à Abidjan, suite à de fortes pluies qui continuent de tomber sur la métropole ivoirienne ● La première visite officielle en France du sultan d'Oman Haitham ben Tariq, dont le pays est riverain du détroit d'Ormuz, s'est traduite par une série de contrats pour des groupes français, marquant la volonté des deux pays de renforcer leur coopération au sortir de la guerre dans la région ● La messagerie WhatsApp va prochainement permettre à ses utilisateurs de communiquer sans partager leur numéro de téléphone, en introduisant lors d'une prochaine mise à jour l'usage de noms ● En foot, la France a battu hier la Suède 3-0. Le Mexique a gagné face à l'Équateur 2-0. Et la Norvège a remporté pour la première fois un match à élimination directe de la Coupe du Monde, battant la Côte d'Ivoire 2-1.
Drôle d'époque...
À St Edward's, un établissement privé d'Oxford accueillant des élèves en externat et en internat, le nombre d'élèves inscrits aux cours de musique et de sport a augmenté de 25% après l'interdiction des téléphones portables. Il y a deux ans, les écoles néerlandaises ont interdit tous les smartphones afin de réduire les distractions et de favoriser la sociabilité et l'apprentissage. Le slogan "Telefoon thuis of in de kluis" (Téléphone à la maison ou au casier) s'est imposé dans tout le pays. Aujourd'hui, les enseignants constatent une meilleure concentration et de meilleures interactions sociales. Les troubles du sommeil sont en recul, les élèves apprécient davantage la vie scolaire et se sentent moins exclus. Deux tiers des directeurs d'école estiment même que le climat social s'est nettement amélioré dans leurs établissements. Le dernier rapport mondial de l'Unicef sur le bien-être des enfants classe les Pays-Bas en tête des pays développés. Et si l'avenir du smartphone ne tenait plus qu'à un fil ?
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