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SETO Travel News du 01er octobre 2026
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SETO Travel News

SETO Travel News du 01er octobre 2026

Bonjour ! Que retenir dans l'actualité de ces derniers jours...

L'édito de Patrice Caradec

➔ Taxes touristiques : attention à ne pas tuer la poule aux œufs d'or

Depuis quelques années, un phénomène s’accélère dans les destinations de rêve : la multiplication des taxes imposées aux voyageurs. Taxe verte, assurance obligatoire, droits d’entrée, frais de visa, taxes de séjour… Les gouvernements ont bien compris que le touriste était une source de revenus facile, et ils ne s’en privent plus.
Zanzibar et la Tanzanie en sont un parfait exemple. Depuis le 1er octobre 2024, l’archipel impose à tous les visiteurs non-résidents une assurance obligatoire de 44 dollars par adulte et 22 dollars par mineur, sans possibilité de faire valoir une autre assurance voyage. Plusieurs acteurs du tourisme ont d’ailleurs exprimé leur agacement face au manque de concertation préalable. Côté Tanzanie continentale, visas, droits d’entrée dans les parcs nationaux et taxes diverses s’additionnent pour alourdir la facture d’un safari déjà coûteux. Et depuis le 1er octobre 2026, le pays exige lui aussi une assurance voyage obligatoire à 44 dollars par adulte…
Aux Maldives, la pression fiscale grimpe également. Le gouvernement a doublé la taxe verte au 1er janvier 2025, la faisant passer de 6 à 12 dollars par nuit pour les établissements haut de gamme, et de 3 à 6 dollars pour les autres. Résultat : près de 50 millions de dollars collectés au premier trimestre 2026, contre 30 millions un an plus tôt. Et comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle taxe de 17% sur la marge dégagée par les opérateurs étrangers sur les ventes Maldives entre en vigueur ce 1er octobre 2026 ! On peut raisonnablement se demander quel haut fonctionnaire de Bercy a formé son collègue maldivien…
Ces taxes peuvent avoir une justification légitime : protection de l’environnement, financement des infrastructures, secours médicaux… Mais leur empilement pose question. Pour une famille de quatre personnes, quelques dizaines de dollars par-ci, quelques dizaines par-là finissent par représenter plusieurs centaines de dollars supplémentaires.
Le danger est réel : le tourisme est un marché mondial extrêmement concurrentiel. Certains professionnels locaux craignent que cette accumulation de frais ne rende leurs destinations moins compétitives face à d’autres qui ont choisi de faciliter, plutôt que de taxer, l’arrivée des visiteurs.
Car un voyageur qui se sent traité comme une machine à cash peut toujours aller voir ailleurs.
Les États doivent donc trouver le juste équilibre : taxer avec transparence, justifier l’usage des fonds et, surtout, préserver l’attractivité de leur destination.
À force de trop presser la poule aux œufs d’or, on risque de la voir s’envoler vers d’autres rivages.
Et à part ça... Le président israélien Isaac Herzog a annoncé son intention de décerner l'une des plus hautes distinctions civiles de son pays à quatre passagers israéliens ayant empêché un vol Flydubai de s'écraser la veille à la suite d'une altercation entre les pilotes ● Le Premier ministre indien Narendra Modi a salué de son côté "l'immense courage" de Smit Machchhar, le commandant indien du vol Flydubai qui a permis de sauver les 174 personnes à bord ● Le gouvernement français s'apprête à dévoiler des plans pour réduire fortement le déficit budgétaire, lançant un débat qui risque de renverser le Premier ministre et d'attiser l'inquiétude des investisseurs concernant la dette du pays…
 

➔ Les voyagistes britanniques demandent aux Maldives un délai sur la nouvelle taxe

L'ABTA, l'association des agents de voyages britanniques, a saisi directement le président des Maldives pour lui faire part de ses vives inquiétudes concernant une modification de la taxe sur les biens et services (GST) susceptible d'affecter les professionnels internationaux du voyage. L'association demande que l'application de cette réforme soit reportée d'au moins six mois afin de permettre une véritable consultation du secteur. L'ABTA souhaite également obtenir la garantie que les agences de voyages étrangères agissant comme intermédiaires déclarés pour le compte de tour-opérateurs étrangers ne seront pas tenues de s'enregistrer aux Maldives et seront exemptées de cette taxe. L'organisation réclame par ailleurs une réunion avec les représentants d'ECTAA et de WTAAA afin d'examiner les problèmes posés par le dispositif. Selon l'ABTA, certains aspects de la législation sont tout simplement inapplicables dans certaines situations commerciales. Sa directrice des relations avec l'industrie, Susan Deer, déplore une réforme adoptée sans consultation des entreprises internationales du voyage, malgré ses conséquences importantes. Après deux courriers adressés au ministre maldivien du Tourisme, l'ABTA a donc décidé de saisir le président. L'ECTAA souligne de son côté que les professionnels européens ont largement contribué au développement touristique des Maldives. L'organisation juge problématique l'extension extraterritoriale des obligations fiscales et demande une suspension de leur application ainsi que l'ouverture immédiate d'un dialogue avec le secteur.
En lire davantage sur le site de l’ABTA
Et à part ça... Greta Thunberg, en visite en Suisse, a traité d'hypocrites tous ceux qui appellent à la solidarité mondiale mais qui ne défendent pas le Sahara occidental ● Les exportations de pétrole brut des pays du Golfe ont atteint plus de 80% de leur niveau d'avant-guerre. Mais puisqu'en Europe les prix à la pompe ne baissent toujours pas, où va tout ce pétrole ? Les précieux barils sont en fait vendus en priorité à la Chine, historiquement le principal client du pétrole produit par les pays du Golfe ● Google lance son premier satellite pour déplacer ses centres de données dans l'espace ● En Allemagne, la plus haute éolienne du monde atteint désormais 365 mètres à Schipkau, dans le Brandebourg. Presque aussi haute que la tour de télévision de Berlin, elle doit être raccordée au réseau en novembre ● Toujours en Allemagne, un incendie déclenché fin juin continue de couver sous terre sur un ancien site d’extraction de lignite en Thuringe…
 

➔ Greenwashing dans le tourisme : l'Europe durcit le ton

Depuis le 27 septembre 2026, de nouvelles règles européennes encadrent strictement les allégations environnementales des entreprises, y compris dans le secteur du tourisme. La directive EmpCo ("Empowering Consumers for the Green Transition"), intégrée en Allemagne dans la législation contre la concurrence déloyale, vise à lutter contre le greenwashing. Les contrevenants s’exposent à de lourdes sanctions. Les entreprises ne peuvent désormais plus utiliser des termes génériques comme "respectueux du climat", "écologique" ou "durable" sans apporter de preuves précises. Cette interdiction concerne tous les supports : catalogues, sites Internet, réseaux sociaux ou brochures. Les communications reposant sur la compensation carbone doivent également s’appuyer sur une stratégie de réduction reconnue, scientifique, mesurable et vérifiable. Les labels environnementaux sont eux aussi encadrés : seuls ceux fondés sur des systèmes de certification reconnus ou établis par des autorités sont admis. Les labels maison ou non vérifiés deviennent donc particulièrement risqués. Enfin, les promesses concernant l’avenir, comme "le zéro émissions nette d’ici 2050", doivent être accompagnées d’un plan détaillé et public, avec des objectifs mesurables et un contrôle externe indépendant. Pour les entreprises réalisant plus de 1,25 million d’euros de chiffre d’affaires annuel, les amendes peuvent atteindre 4% du chiffre d’affaires.
En lire davantage sur le site de FVW
Et à part ça... À la Biennale de Venise, l’artiste estonienne Merike Estna a peint sous les yeux des visiteurs pendant cinq mois. Résultat : 22 grandes toiles consacrées notamment à la maternité et au féminisme ● Air France-KLM et Lufthansa ont déposé hier leurs offres finales pour entrer au capital de TAP Air Portugal. Le gouvernement portugais doit désormais départager les deux candidats à la privatisation partielle de la compagnie ● British Airways prolongera jusqu’à fin avril 2027 ses vols quotidiens entre Londres-Gatwick et Antigua, ajoutant plus de 3.000 sièges. La destination a accueilli 11,2% de visiteurs britanniques supplémentaires sur les huit premiers mois de l’année ● Au Tennessee, la femme condamnée à mort pour meurtre a survécu la nuit dernière à son exécution par deux injections létales. Les autorités de l'État ont suspendu l'exécution et l'ont envoyée à l'hôpital pour y recevoir des soins médicaux…
 

➔ Comment FacilitaTrip simplifie la vie des tour-opérateurs

Construire un voyage peut encore obliger les équipes des tour-opérateurs à jongler entre plusieurs outils. C’est là que FacilitaTrip intervient en leur proposant de réunir au même endroit toutes les informations dispersées, pour produire et vendre leurs voyages plus facilement.
L’idée remonte à un voyage au Vietnam. En préparant son itinéraire, Amaury Trémouille, le fondateur de la solution, avait dû assembler lui-même les informations et imprimer un volumineux carnet de route. C’est le déclic : il crée FacilitaTrip en 2013, d’abord pour permettre aux voyageurs de composer leur séjour. Le projet s’oriente ensuite rapidement vers les professionnels, confrontés aux mêmes difficultés mais à une autre échelle.
La plateforme permet par exemple aux TO de retrouver dans une seule interface les offres de leurs fournisseurs connectés, avec les disponibilités et les prix actualisés, ainsi que les produits négociés directement avec leurs partenaires et leurs réceptifs. Pour un même hôtel, ils peuvent comparer les tarifs et les conditions de plusieurs fournisseurs. L’objectif : réduire les ressaisies et accélérer la création des devis, notamment pour les voyages sur mesure.
FacilitaTrip mise aussi sur une prise en main simple. Une nouvelle recrue peut ainsi commencer à utiliser l’outil sans passer par une longue formation.
Si le sur-mesure reste au cœur de l’activité, l’offre s’élargit. De nouvelles interfaces permettent aux TO de proposer des forfaits dynamiques, comme des séjours vol et hôtel, et de mettre leur production à disposition des agences partenaires ou directement des voyageurs. La société travaille également sur des fonctions d’intelligence artificielle destinées, entre autres, à faciliter la reprise d’une cotation reçue d’un réceptif ou l’intégration de contrats transmis en PDF ou sur Excel.
Présente auprès de clients français comme internationaux, FacilitaTrip vient tout juste d’adhérer au Seto comme membre associé afin de gagner en notoriété auprès des tour-opérateurs mais, aussi, de partager ce qu’elle observe sur leurs pratiques.
En lire davantage sur le site de FacilitaTrip
Et à part ça... La police a arrêté hier le procureur général de Bolivie, Roger Mariaca, deux jours après que les États-Unis ont annulé son visa pour de supposés liens avec le narcotrafic ● Les autorités de Pennsylvanie ont confirmé mercredi un cinquième décès lié à la rougeole, le dernier en date d'une épidémie qui a atteint un niveau jamais vu aux États-Unis en 35 ans ● Sept personnes ont été tuées mercredi "par des tirs" contre un bus dans la province de Homs, dans le centre de la Syrie ● Google a dévoilé mercredi Gemini 4, son nouveau modèle d'intelligence artificielle de pointe, mais en réserve pour l'instant l'accès à un cercle restreint d'experts en cybersécurité…
 

➔ Recrutement : le Seto et On Commence Lundi accompagnent les tour-opérateurs

En cette période de rentée, le Seto remet n avant son partenariat avec On Commence Lundi, site d’emploi consacré aux métiers du tourisme. Les tour-opérateurs adhérents peuvent y diffuser leurs offres d’emploi, de stage et d’alternance. Le site regroupe les annonces des métiers du voyage ainsi que ceux de l’événementiel, des loisirs, de l’hôtellerie-restauration et du transport. Il propose par ailleurs aux recruteurs un accompagnement lors de la mise en ligne et de la diffusion de leurs offres. Les membres du Seto bénéficient, dans le cadre de ce partenariat, d’avantages personnalisés pour leurs campagnes de recrutement.
Pour en savoir plus sur On Commence Lundi, c'est ici
Et à part ça... Lancée hier par Etihad Rail, la liaison ferroviaire entre Abu Dhabi et Dubaï prend un peu plus d’une heure, avec des billets à partir de 39 dirhams, soit environ 9,35 euros ● Les chaleurs estivales ont diminué les glaciers suisses de 20% au cours des cinq dernières années ● Une énorme impulsion de vagues, générée par El Niño, atteindra bientôt le sud de la Californie et continuera vers le nord, élevant l'eau au fur et à mesure. Cette impulsion, appelée vague Kelvin, augmente le risque d'inondations côtières, d'érosion et d'intrusion d'eau salée ● Poutine augmente les effectifs de son armée à 2.441.630 personnes et prévoit les dépenses militaires les plus élevées depuis le début de la guerre…
 

➔ L'Allemagne veut labelliser les voyages à forfait

Le voyage à forfait offre aux clients une protection juridique étendue, mais ses avantages restent encore largement méconnus. Dans un contexte marqué par les crises géopolitiques, les catastrophes naturelles ou les annulations de vols, le secteur touristique allemand cherche donc à mieux valoriser cette formule auprès du public. Plusieurs initiatives avancent en parallèle. Le Fonds allemand de garantie des voyages (DRSF) a créé un nouveau logo signalant la protection contre l'insolvabilité des voyagistes. De son côté, l'association Initiative Pauschalreise qui réunit des professionnels du tourisme de tous horizons afin de valoriser les atouts du voyage à forfait lance la campagne "Pauschal genial" (le forfait c'est génial), davantage axée sur les émotions positives liées aux vacances que sur les garanties juridiques. Une étude commandée par l'organisation montre d'ailleurs que de nombreux consommateurs connaissent mal les protections associées au forfait. Mais cette multiplication des signes inquiète certains professionnels, qui craignent que cela ne brouille le message. Plusieurs acteurs, dont Dertour, Bentour et Sunny Cars, réclament une solution commune à l'ensemble du secteur, susceptible de présenter clairement les garanties du voyage à forfait : protection contre l'insolvabilité, assistance en cas de crise ou encore possibilités d'annulation et de modification. Les attentes se tournent désormais vers le DRV, principale fédération allemande du tourisme. Celle-ci discute avec le DRSF d'une possible convergence des différentes initiatives. Le prochain congrès du DRV pourrait ainsi permettre d'avancer vers une signalétique commune et facilement identifiable par les voyageurs.
En lire davantage sur le site de FVW