La lettre du Syndicat des Entreprises du Tour Operating
Bonjour ! Que retenir de ces derniers jours...
➔ "Seto Holidays" : une belle aventure qui va se poursuivre
Ce qui m’a le plus marqué durant mon mandat, c’est le manque de respect envers la mémoire de ce qui a été accompli - et surtout envers celles et ceux qui en sont à l’origine. La réappropriation des réalisations d’autrui est devenue, pour certains, un véritable sport national, souvent à des fins de valorisation personnelle ou par populisme électoral. Je comprends désormais pourquoi les ministres donnent leur nom aux lois qu’ils portent : peut-être devrions-nous en faire autant, simplement pour rappeler à certains le respect que l’on doit à la créativité et à la réactivité des individus. C’est peut-être un vœu pieux, mais qu’importe : nous ne sommes pas dupes. En général, au sein du Seto, nous savons précisément qui a fait quoi. C’est cette valeur morale qui m’a donné l’envie et la force d’animer cette organisation depuis 30 ans. Eh oui ! Sans cette culture du respect qui nous unit, je n’aurais jamais pu aller aussi loin dans cette belle aventure. Tous ensemble - anciens comme nouveaux - nous avons construit une véritable solidarité, fondée sur le respect mutuel. Un sentiment d’appartenance qui a fait la force de notre organisation. Et je suis convaincu que cette valeur perdurera. Grâce à une transmission prochaine, dans le même esprit, le Seto restera une organisation soudée, portée par des membres solidaires, un comité exécutif de grande qualité et une équipe remarquable. Cette organisation doit rester indépendante, avec un seul objectif : défendre les intérêts des tour-opérateurs, que beaucoup cherchent aujourd’hui à s’approprier... À bon entendeur, salut. René-Marc Chikli
Et à part ça... Au moins 31 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes alors qu’ils se rendaient à un point de livraison d’aide, selon le ministère de la Santé de Gaza ● Mohammed Sinwar, l’un des principaux chefs militaires du Hamas, est mort, selon Israël. Il était le frère cadet de Yahya Sinwar, l’ancien chef du Hamas tué l’an dernier ● Samedi soir, le Hamas a rejeté la proposition de cessez-le-feu portée par Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump au Moyen-Orient. Celle-ci prévoit une trêve de 60 jours, incluant l’échange d’otages et de prisonniers, au cours de laquelle les deux parties négocieraient un cessez-le-feu de plus long terme ● A Boulder, dans l’État du Colorado, un homme a lancé un engin incendiaire sur une foule lors d’une manifestation pro-israélienne aux États-Unis. Six personnes ont été blessées. Selon des témoins, l'homme aurait crié "Palestine libre"...
➔ Voici à quoi ressembleront les voyages en 2040
D’ici 2040, le nombre de voyages internationaux pourrait atteindre 2,4 milliards par an, selon une étude de Deloitte et Google. Tandis que l’Europe verrait sa part de marché diminuer, des régions comme l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et les Caraïbes montraient en puissance. Des pays comme l’Arabie saoudite, l’Indonésie ou les Émirats arabes unis devraient figurer parmi les principales destinations touristiques mondiales, tandis que l’Espagne, la France ou les États-Unis resteront attractifs mais perdront du terrain. L'expansion de la classe moyenne dans les pays émergents – notamment en Inde, au Pakistan, au Brésil et au Mexique – bouleverse les flux touristiques. Ainsi, les départs internationaux de l’Inde pourraient atteindre 145 millions en 2040. En parallèle, les technologies telles que l’IA, la réalité virtuelle et le Web3 transformeront l’expérience de voyage, avec des outils immersifs, des traductions instantanées et des recommandations personnalisées. Des modèles comme les abonnements ou les expériences sur mesure émergeront, forçant les acteurs du secteur à adapter leur offre, en misant sur la flexibilité, la personnalisation, et les technologies d’optimisation tarifaire. Enfin, l’instabilité géopolitique, le nationalisme et les cybermenaces continueront de peser sur la mobilité mondiale. Mais ça, c'est déjà le cas depuis pas mal de temps.
Et à part ça... Le candidat nationaliste Karol Nawrocki a remporté l’élection présidentielle en Pologne avec 50,89% des voix. Un revers majeur pour le gouvernement pro-UE ● L’Ukraine a mené hier une vaste opération contre plusieurs aérodromes militaires russes, touchant notamment une base en Sibérie orientale, à environ 4.300 kilomètres de ses frontières. Des dizaines d’avions russes ont été détruits, dont des bombardiers à long rayon d’action de type Tu-95 et Tu-22M3 ● Le Royaume-Uni construira jusqu’à une douzaine de sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire, a annoncé Keir Starmer ● Amex GBT lance une solution d’IA pour les voyageurs d’affaires : le nouvel agent virtuel, d’abord utilisé par sa filiale Egencia, peut répondre aux demandes en dix langues...
➔ Tourisme : les États-Unis à la peine en 2025
Les États-Unis devraient perdre 12,5 milliards de dollars de revenus liés au tourisme international en 2025, passant de 181 milliards en 2024 à moins de 169 milliards, selon le WTTC. Cette chute de 22,5% par rapport au pic de 2019 (217,4 milliards) serait liée à un climat perçu comme hostile, conséquence des politiques migratoires de l’administration Trump. Les mesures de répression, les droits de douane et les discours politiques ont notamment dissuadé les voyageurs du Canada et du Mexique. À cela s’ajoute une forte inquiétude concernant les visas et les contrôles aux frontières. Les États-Unis sont la seule économie parmi 184 destinations à voir baisser le nombre de ses visiteurs internationaux, tandis que d’autres pays comme la Chine assouplissent leurs conditions d’entrée. Bien que le pays reste le plus grand marché mondial du tourisme (2.360 milliards de dollars de contribution en 2024), 90% de ces revenus proviennent du tourisme domestique. Or, les touristes étrangers dépensent en moyenne huit fois plus que les visiteurs locaux. En 2024, les États-Unis ont accueilli 72,4 millions de touristes internationaux, soit 7 millions de moins qu’en 2019, avec une baisse marquée en mars en provenance de marchés clés. Le WTTC alerte : sans réformes, le pays pourrait mettre des années à retrouver ses niveaux prépandémiques. "Je suis convaincue que le président Trump, fort de son expérience dans l'hôtellerie, comprend que les vacanciers veulent simplement venir profiter de ce beau pays, de ses habitants et de son histoire, puis rentrer chez eux, a précisé Julia Simpson, la patronne du WTTC. Ils ne veulent pas y vivre."
Et à part ça... Les incendies de forêt qui sévissent depuis des semaines continuent de se propager au Canada. Sur plus de 120 incendies recensés, environ la moitié sont hors de contrôle, selon les autorités. En plus du Manitoba et de la Saskatchewan, les provinces occidentales de l’Alberta et de la Colombie-Britannique sont désormais touchées ● Le centre du Nigeria subit les pires inondations depuis 60 ans, avec au moins 200 morts ● Des températures caniculaires sont attendues en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, menaçant les réseaux électriques, les récoltes et les prix de l’énergie ● La Grèce a enregistré une hausse de 6,5% des arrivées aériennes internationales au cours des quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période l'an passé, avec une croissance de 8,4% en avril...
➔ Shaikha Al Nowais élue secrétaire générale d'Onu Tourisme
Shaikha Al Nowais, originaire des Émirats arabes unis, a été nommée secrétaire générale d’ONU Tourisme, devenant la première femme à diriger l’organisation en 50 ans. Vice-présidente de Rotana Hotels à Abou Dhabi, elle a été élue avec une large majorité face au Grec Harry Theoharis. Sa nomination devra être validée par l’Assemblée générale des Nations Unies avant son entrée en fonction en janvier 2026. Shaikha Al Nowais entend transformer la gouvernance du tourisme mondial à travers cinq axes : un tourisme responsable, une responsabilisation accrue des femmes et des jeunes, une technologie éthique, des financements innovants et une gouvernance transparente. Elle promet de bâtir un avenir touristique durable et inclusif, plaçant les communautés au cœur du développement. Ce choix symbolise un tournant pour l’agence, à un moment où Abou Dhabi multiplie les investissements touristiques et alors qu’ONU Tourisme doit surmonter des défis majeurs : le départ de pays clés comme les États-Unis, et la nécessité de restaurer la confiance, la transparence et l’efficacité dans un contexte de mutations rapides du secteur. Le mandat de Shaikha Al Nowais sera suivi de près par toute l’industrie du tourisme mondial. Zurab Pololikashvili a maintenant jusqu'à Noël pour faire ses valises.
Et à part ça... Mercredi marquera le 36e anniversaire de la répression meurtrière des manifestants prodémocratie à Pékin en 1989. Des commémorations sont attendues à Taïwan. À Hong Kong, la veillée aux chandelles au Victoria Park reste interdite ● La société japonaise Nintendo lance la remplaçante de sa console Switch, sortie en 2017. La Switch 2 dispose d’un écran plus grand, d’une nouvelle manette et de fonctions supplémentaires, dont le chat vocal ● Le président indonésien Prabowo Subianto se rendra à Moscou pour une rencontre avec Vladimir Poutine. Il participera aussi au Forum économique international de Saint-Pétersbourg...
➔ Comment Air France vise la clientèle de jets privés
Alors que le secteur aérien traverse une période d’incertitude, Air France-KLM mise sur les voyageurs haut de gamme avec sa nouvelle Première classe, ciblant notamment ceux qui se détournent des jets privés. Son PDG, Benjamin Smith, met en avant une clientèle croissante, prête à investir dans le luxe offert par ce nouveau produit. Lancée en mars, la nouvelle Première ambitionne de redéfinir les standards du voyage de luxe. Jugez plutôt : un chauffeur privé vient vous chercher à domicile. Une fois au terminal, vous patientez dans un salon exclusif ou profitez d’un spa. À bord, une cuisine gastronomique vous attend, ainsi qu’un pyjama et un lit de deux mètres de long. La cabine privée comprend cinq hublots, et vous ne croiserez aucun autre passager pendant tout le vol. Malgré la conjoncture économique instable, Benjamin Smith reste optimiste : "Je travaille dans ce secteur depuis 34 ou 35 ans, j’ai connu de nombreuses crises. Le voyage est souvent l’un des premiers domaines affectés par l’inflation, l’incertitude ou les tensions géopolitiques. Pourtant, le segment du luxe fait preuve d’une grande résilience." Il ajoute que si la rentabilité devait faiblir, la compagnie pourrait facilement adapter son offre : "Nous pourrions réduire le nombre de cabines La Première sur certains appareils, agrandir la classe affaires, ou encore augmenter la capacité en classe économique. Mais ce produit et cet investissement sont en adéquation avec notre image de marque." Selon lui, les habitudes ont évolué : "De plus en plus de gens souhaitent voyager. Leurs priorités ont changé, et ils veulent le faire dans un confort accru. Nous pensons que cette façon de voyager est là pour durer." Un aller-retour à l’automne en Première classe entre Paris et Los Angeles coûte environ 20.000 euros. En comparaison, un vol en jet privé est facturé entre 2.500 et 10.000 euros de l’heure. Sachant que le temps de vol entre Paris et Los Angeles est de 11h30, on vous laisse faire le calcul.
Et à part ça... La compagnie aérienne Azul, leader du ciel brésilien, a demandé à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, dans le cadre d’un plan de restructuration avec ses créanciers ● Le PDG du groupe Accor, Sébastien Bazin, a vu son mandat renouvelé jusqu’en 2028 lors de l’assemblée générale tenue la semaine dernière ● Jonathan Anderson succède à Maria Grazia Chiuri chez Dior, prenant la tête de la création de toutes les lignes de la maison ● Donald Trump retire le milliardaire et astronaute privé Jared Isaacman de la tête de la NASA. C'est un proche d’Elon Musk ● L’État français propose 410 millions d’euros pour acquérir les supercalculateurs d’Atos, essentiels pour la dissuasion nucléaire…
➔ Plus de 300 millions de touristes ont voyagé à l'étranger au cours des trois premiers mois de 2025
D’après le Baromètre mondial du tourisme de mai 2025, plus de 300 millions de touristes ont voyagé à l’international au 1er trimestre, soit une hausse de 5% par rapport à 2024 et de 3% par rapport à 2019. Cette croissance confirme la résilience du secteur, malgré l’inflation et les tensions géopolitiques. L’Afrique (+9%) et l’Asie-Pacifique (+12%) mènent la reprise, tandis que l’Europe (+2%) et les Amériques (+2%) maintiennent une progression stable. Le Moyen-Orient affiche une hausse plus modérée (+1%) mais dépasse largement ses niveaux pré-pandémiques (+44%). Les recettes touristiques poursuivent leur forte progression : le Japon (+34%), le Népal (+18%), l’Espagne (+9%) et la France (+6%) en témoignent. En 2024, les revenus du tourisme international ont atteint un record de 2.000 milliards de dollars (1.770 milliards d'euros), portés par la reprise des dépenses dans de grands marchés émetteurs comme la Chine (+30%), le Royaume-Uni (+16%) ou les États-Unis (+12%). Malgré les incertitudes économiques et géopolitiques, la demande reste robuste. Selon l’Onu Tourisme, les voyageurs privilégieront des destinations offrant un bon rapport qualité-prix ou plus proches de chez eux. Pour la période mai-août 2025, 45% des experts prévoient une amélioration de la performance touristique. La croissance des arrivées internationales devrait se situer entre 3 et 5% sur l’ensemble de l’année.
Et à part ça... Le dollar pourrait encore chuter de 9% d’ici l’an prochain, alors que l’économie américaine ralentit et que la Réserve fédérale réduit ses taux, selon Morgan Stanley. Les monnaies européennes seraient les principales bénéficiaires ● En Malaisie, un forum LGBTQ a été annulé après avoir suscité des commentaires haineux et des menaces de mort en ligne. Le ministre des Affaires religieuses a estimé que l’événement promouvait une "culture déviante" ● Après la victoire du Paris Saint-Germain samedi soir en foot, la joie des supporters du club qatari s’est transformée en émeutes, en vandalisme et en pillages dans plusieurs villes françaises. Plus de 550 arrestations ont eu lieu dimanche soir, avec environ 200 blessés et deux morts.
Drôle d'époque...
Si vous avez l’intention de participer à l’une des futures missions habitées vers des planètes lointaines, méfiez-vous des mauvaises odeurs. L’Université de Westminster, à Londres, vient de publier une étude répertoriant les odeurs caractéristiques de certaines planètes. Les chercheurs expliquent, par exemple, que Jupiter sent "un peu comme une boule puante". La couche supérieure de ses nuages est composée de glace d’ammoniac, dont l’odeur rappelle celle de l’urine de chat. En descendant davantage, on rencontre du sulfure d’ammonium. C’est à ce niveau que l’ammoniac et le soufre se rencontrent - une combinaison infernale produisant une odeur d’œufs pourris. Autre exemple : Titan, la plus grande lune de Saturne, dégagerait une odeur mêlant l’amande douce, le pétrole et le poisson pourri. Mais quand on y réfléchit, il n'est pas forcément nécessaire de quitter la Terre pour vivre une telle expérience. Il suffit de se rendre à la première station-service d’autoroute : c’est plus proche, et nettement plus écologique.
➔ Merci et au mois prochain !
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